Lignes Droites

Les Lignes droites reviennent avec un nouvel album, Karl, qui poursuit le virage amorcé il y a deux ans par l’EP Heusden Zolder : amplis hurlants, accents synthétiques, rythmes dansants et mélodies atmosphériques se côtoient sur un disque à l’intention rock toujours revendiquée, imaginé comme un ovni composite quelque part entre DAF, Girl Band et […]

Les Lignes droites reviennent avec un nouvel album, Karl, qui poursuit le virage amorcé il y a deux ans par l’EP Heusden Zolder : amplis hurlants, accents synthétiques, rythmes dansants et mélodies atmosphériques se côtoient sur un disque à l’intention rock toujours revendiquée, imaginé comme un ovni composite quelque part entre DAF, Girl Band et Wire. Marx, Popper et Lagerfeld y croisent des nains, des baleines, des singes et des Mickey.

Au fil du temps, le groupe a construit patiemment un univers très reconnaissable, avec toujours le même objectif : faire sonner du rock « en français » sans tomber dans un style monolithique. Après un premier album remarqué (les Humains, « un des plus beaux et des plus terrifiants » de 2016 selon la Bande passante de RFI), ce nouvel opus emprunte des chemins plus lumineux : « On a exploré beaucoup de pistes différentes, on cherchera toujours, mais là, cet album concrétise quelque chose. L’idée, c’est d’alterner entre morceaux violents et variations plus aériennes, tout en gardant une unité. Des textes plus courts, plus incisifs. » Ballades aux accents psychédéliques (Dans la chaleur ; A ma rétine), rock à guitares (Tous des Karl ; Des eaux, des lacs ; Pardon !), sons plus électroniques (Mickey Mickey, Détends-toi, Tous des Karl II) : les morceaux s’enchaînent, pied au plancher, et dessinent un album compact et puissant.

Les chansons sont composées par Bruno Ronzani (chant, guitare, claviers) et Mathieu Weiler (guitare). « Ça a toujours été comme une partie de ping-pong entre nous. On pioche des idées un peu partout, dans plein de choses qu’on aime écouter et ensuite, c’est un jeu : on ajoute, on enlève, on ajoute, on enlève… On passe des heures à arranger. Le résultat recherché, c’est une espèce d’immense collage qui ne ressemble finalement qu’à nous. » Le groupe est complété par Nicolas Mangione (batterie), Gabriel Pornet (claviers) et Bruno Pourtier (basse).

Au travail de studio, lent et obsessionnel, s’ajoute le live percutant. « On veut faire transpirer l’énergie des concerts sur le disque, même si ça reste des processus différents. » Sur scène, les Lignes droites donnent autant à voir leur énergie musicale que l’amitié qui les lie. « On n’attend qu’une seule chose, c’est d’y retourner !